Publié le 18 Août 2025
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Alors que la France est frappée par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois d’août, la question des logements mal isolés devient un enjeu de santé publique. Chaque été, les « passoires thermiques » se transforment en véritables « logements bouilloires » et exposent des millions de Français à des températures extrêmes à l’intérieur même de leur domicile. Selon le syndicat professionnel Ignes, un tiers des logements seraient concernés. Cette situation critique touche en priorité les plus vulnérables : les personnes âgées, les enfants, les malades, mais aussi les foyers les plus modestes. Pendant l’hiver, ces logements laissent échapper la chaleur ; pendant l’été, ils se transforment en fournaises. Le dérèglement climatique aggrave un phénomène déjà connu, mais encore trop peu pris en compte dans les politiques publiques.
Le réseau des ADIL, présent dans 90 départements, témoigne de cette urgence. En 2023, sur 850 000 consultations, 120 000 portaient sur la rénovation énergétique. De nombreux freins ont alors été identifiés comme le manque de moyens financiers, des dispositifs trop complexes ou instables, et un besoin d’un accompagnement personnalisé. La suspension temporaire du dispositif MaPrimeRénov’ au printemps 2025, même si elle doit reprendre en septembre, a illustré les limites d’une politique énergétique à court terme. Elle a aussi semé la confusion parmi les ménages et les professionnels du bâtiment, déjà fragilisés. Face à ce contexte déroutant, il est indispensable de mettre en œuvre un plan national de rénovation thermique. L’ANIL propose un plan qui intégrerait la lutte contre les « logements bouilloires », avec des mesures concrètes comme :