Publié le 17 Octobre 2025

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue une nouvelle fois. Le 9 juillet 2025, le gouvernement a annoncé l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9, alignant ainsi la France sur la valeur de référence européenne. Cette réforme entrera en vigueur prochainement et vise à mieux refléter le mix électrique français, largement décarboné, dans l’évaluation des logements.
Concrètement, ce coefficient sert à convertir la consommation d’énergie finale (celle réellement utilisée par le logement) en énergie primaire (celle produite à la source). Le DPE s’appuie sur cette énergie primaire pour attribuer une étiquette énergie. Le logement recevra alors une note allant de A à F en fonction de ses résultats. La note finale qui apparaît sur les annonces et dans les contrats, sera la moins bonne note de l’étiquette énergie et de l’étiquette climat (émissions de gaz à effet de serre). Jusqu’ici, les logements chauffés à l’électricité étaient parfois pénalisés malgré un impact carbone plus faible que les logements chauffés au gaz. En abaissant le facteur à 1,9, la réforme rééquilibre les critères : un logement électrique avec une consommation finale de 100 kWh/m²/an verra sa consommation d’énergie primaire passer de 230 à 190 kWh/m²/an, améliorant potentiellement son classement.
Tous les logements utilisant l’électricité pour le chauffage ou l’eau chaude (chauffage électrique, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, etc.) pourraient bénéficier d’une amélioration d’une voire deux classes DPE. En revanche, si l’étiquette énergie s’améliore, l’étiquette climat reste inchangée, et donc le DPE global ne bougera pas toujours. Ce changement envoie un signal fort en faveur de l’électrification des usages, conforme aux objectifs de neutralité carbone. Il permettra aussi de cibler davantage les passoires thermiques fonctionnant aux énergies fossiles, pour des rénovations plus efficaces et mieux orientées.