Publié le 21 Avril 2026

Louer sa résidence principale en meublé de tourisme génère des revenus qui doivent impérativement être déclarés. Ces revenus relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et leur imposition dépend du montant des recettes annuelles ainsi que du statut du logement (classé ou non).
En 2026, une évolution notable concerne le régime micro-BIC. Pour les meublés de tourisme classés, le seuil passe à 83 600 euros, contre 77 700 euros auparavant. En revanche, pour les logements non classés, le plafond reste fixé à 15 000 euros. Ce régime permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 % pour les logements classés et de 30 % pour les non classés. Au-delà de ces seuils, le régime réel s’applique automatiquement. Il permet de déduire l’ensemble des charges (travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion), ce qui peut être avantageux selon votre situation. Outre l’impôt sur le revenu, d’autres charges peuvent s’appliquer. La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due dans la plupart des cas, sauf exonérations spécifiques. Il est recommandé de se rapprocher du service des impôts des entreprises pour vérifier votre situation. La taxe de séjour constitue une autre obligation. Elle doit être collectée auprès des locataires puis reversée à la commune, sauf si la plateforme de location s’en charge directement.Concernant la TVA, la location meublée est généralement exonérée. Toutefois, elle peut devenir applicable au taux de 10 % si vous proposez des services assimilables à ceux d’un hôtel (petit-déjeuner, ménage, linge, accueil). Enfin, les cotisations sociales dépendent du niveau de revenus. En dessous de 23 000 euros, les prélèvements sociaux classiques s’appliquent. Au-delà, une affiliation à l’Urssaf devient obligatoire, impliquant le paiement de cotisations spécifiques. Ainsi, la fiscalité des meublés de tourisme nécessite une attention particulière afin d’éviter toute erreur ou sanction.