Publié le 20 Février 2024
Le marché immobilier est extrêmement tendu. En cause : l’inflation, la hausse des taux, la difficulté d’accéder à un prêt … Toutes ces conditions ont compliqué l’accès au logement. Sans oublier les nouvelles réglementations qui touchent les passoires thermiques : les logements G + sont interdits à la location, et bientôt ce sera le tour des biens classés G.
Face à ces situations tendues, il semblerait que tout soit à l’arrêt. Les locataires ayant pour projet d’acheter et de devenir propriétaires préfèrent repousser le début de leur projet et attendre des taux plus intéressants. La durée d’un bail tend à s’allonger. Elle est désormais en moyenne de 40 mois, contre 30 mois auparavant. La rotation location / achat ne se fait plus, ce qui a pour conséquence directe de limiter le nombre de logements proposés à la location sur le marché. Puisque les locataires actuels ne quittent plus leur logement, et que certains biens doivent être retirés du marché à cause de leur DPE, il ne reste plus grand-chose.
Du côté des agences immobilières, on observe directement les conséquences de ce phénomène. Depuis septembre dernier, le nombre d’annonces de locations a baissé de 30 %. Les agences immobilières reçoivent de plus en plus d’appels dès la publication d’une annonce à cause de cette raréfaction des locations. La demande augmente, mais l’offre diminue. Face à ça, certaines agences ont pris des mesures radicales. Certaines ne publient plus d’annonces en ligne, mais contactent directement les demandeurs en fonctionnant par dossier. D’autres ne décrochent plus le téléphone, ou retirent leurs annonces immédiatement après les avoir postées. Pour trouver un logement en location dans une zone tendue, mieux vaut donc s’armer de patience et prévoir son coup à l’avance.