Publié le 20 Janvier 2026
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Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif MaPrimeRénov’ est à l’arrêt. En cause : l’absence d’accord parlementaire sur la loi de finances pour 2026. Tant qu’aucun budget n’est adopté, l’Anah ne peut attribuer aucune subvention. Résultat : le guichet de dépôt des demandes est fermé et des milliers de projets de rénovation énergétique sont gelés, plongeant tout un secteur dans l’incertitude.
Les dossiers en attente de réponse s’accumulent. Selon l’ANAH, ils pourraient être examinés au premier trimestre 2026, mais sans budget voté, aucune aide ne pourra être versée. Pour les artisans comme pour les particuliers, l’attente devient interminable.
Au-delà de la suspension actuelle, les professionnels dénoncent l’instabilité chronique du dispositif. En cinq ans, MaPrimeRénov’ a été réformée plus d’une dizaine de fois. En 2025, les critères ont été fortement resserrés, ciblant principalement les ménages les plus modestes.
Les artisans ne sont pas les seuls touchés. Les architectes, eux aussi, subissent les à-coups du dispositif. Franck Durand, vice-président de l’Union des architectes, évoque une perte de marché importante, notamment pour les petits cabinets. La CAPEB confirme l’ampleur du choc : en 2025, MaPrimeRénov’ représentait plus de la moitié de l’activité pour une entreprise sur cinq, et 60 % des artisans constatent aujourd’hui une baisse d’activité.
Le secteur appelle désormais à une refonte stable et lisible du dispositif. Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB, alerte sur une activité en recul depuis plus de deux ans et la destruction d’environ 40 000 emplois. Si un budget est adopté, MaPrimeRénov’ pourrait revenir avec de nouveaux critères. Le gouvernement promet un retour à l’ambition initiale, mais les professionnels attendent surtout des règles claires et durables pour relancer la rénovation énergétique.