Publié le 02 Janvier 2024
Les Accords de Paris de 2015 avaient fixé pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Pour ce faire, il est indispensable de diminuer de 43% les émissions mondiales d’ici 2030.
L’objectif paraît bien loin puisque l’ONU climat a annoncé que les engagements actuels et les mesures mises en place par les différents pays ne conduiraient qu’à une diminution de 2% d’ici 2030. Simon Stiell, le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a précisé que les gouvernements ne font que « des petits pas pour éviter la crise climatique » et qu’ils « doivent faire des pas de géants lors de la COP28 » pour inverser la tendance. Le Secrétaire exécutif a souligné que les investissements en faveur des énergies renouvelables doivent s’intensifier. Il appelle aussi à une unification de l’action des gouvernements et de différentes nations pour afficher une ambition à la hauteur des enjeux.
La COP28 a eu lieu à Dubaï au début du mois de décembre. On y a observé un compromis historique : les quelques 200 pays présents se sont mis d’accord pour œuvrer vers l’abandon progressif des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). Ce nouvel accord prévoit de « transitionning away » et non de « phase out », ou en français de « s’éloigner », mais pas de « supprimer » les énergies fossiles. Le texte stipule que l’objectif est de « transitionner hors des énergies fossiles dans les systèmes énergétiques, d’une manière juste, ordonnée et équitable, en accélérant l’action de cette décennie cruciale, afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux préconisations scientifiques. ». Une des mesures clefs pour atteindre de tels objectifs serait de tripler la capacité des énergies renouvelables. Il serait également essentiel de doubler le taux annuel moyen mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030.