Publié le 19 Mars 2025
La précarité énergétique est une problématique sociale et économique qui touche des millions de foyers en France. Elle se caractérise par l'incapacité à accéder à un niveau d’énergie suffisant pour garantir un confort thermique minimal. Cette situation peut naître de différentes causes. Elle peut provenir du logement lui-même, notamment en cas de mauvaise isolation, de matériaux très énergivores, ou alors du contexte économique comme l’inflation, des revenus faibles ou une hausse des prix de l’énergie. Dans tous les cas, ce sont ces facteurs extérieurs qui plongent les foyers dans une précarité certaine.
Selon la loi Grenelle II de 2010, la précarité énergétique concerne les personnes ayant des difficultés à répondre à leurs besoins énergétiques essentiels en raison de ressources insuffisantes ou de conditions de logement inadaptées. Résultat, les personnes vivent dans un inconfort thermique certain. Dans la majorité des cas, les ménages évitent de consommation de l’énergie, et donc se restreignent dans l’utilisation de chauffage ou d’électricité.
En France, l'Observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) estime que près de 3 millions de ménages sont concernés, soit plus de 10 % des foyers. Le taux d'effort énergétique, qui mesure la part des dépenses énergétiques dans le budget des ménages, est l'un des principaux indicateurs utilisés pour quantifier ce phénomène. Un foyer est considéré en précarité énergétique lorsque ses dépenses en énergie dépassent 8 % de ses revenus. Pour faire face à cet enjeu, plusieurs solutions sont envisagées. Parmi elles, on retrouvera évidemment la rénovation énergétique. Elle est d’ailleurs encouragée par l’état au travers de différentes aides financières comme MaPrimeRénov’. L’objectif est alors d’améliorer la performance énergétique des logements, et donc de réduire les factures d’énergie. Aujourd’hui, la lutte contre la précarité énergétique reste ancrée et se traduit par différentes mesures pour limiter le nombre de passoires thermiques.